samedi 23 février 2008

Viet-Nam - Ho Chi Minh - Mékong

Enfin, nous voilà au Viet-Nam, après avoir fait des démarches pour nos visas. Partis en bus, le 20 février du Cambodge jusqu'à Ho Chi Minh (anciennement Saïgon) cela nous a pris 8 heures. Par contre, nous étions dans un bus un peu plus confortable et la route était définitivement en meilleur état que celle de Siem Reap. Petit anecdote : il y avait une toilette dans le bus (et oui, ici ce n'est pas toujours le cas) et Michel se rend à la toilette et on entend un bruit métallique; la poignée de la porte lui est tombée dessus. Il la remet en place et revient s'asseoir. Un peu plus tard, un monsieur se rend aussi à la toilette, il ferme la porte et là, le bus prend une courbe et la poignée de la porte tombe mais par l'extérieur de la petite cabine, donc il se retrouve enfermé dans la toilette. Tout le monde rit, y'a même son épouse qui rit aux larmes; mais pendant tout ce temps-là personne ne se lève pour aller sortir le monsieur, jusqu'à ce que l'assistant du chauffeur s'en aperçoive. Le monsieur est sorti et lui aussi riait. En plus, il y est retourné une seconde fois durant le trajet, sa conjointe riait avant même qu'il entre dans la toilette mais cette fois, il n'est rien arrivé. Aussi, on a eu droit à un très beau répertoire de Noël tout au long de notre trajet en bus. On nous a mis l'album de Noël de Kenny G. WOW! en plein mois de février un Ave Maria tout en saxophone, ça nous remonte le Québécois ça mes amis!!!
Une fois arrivés à la frontière, tout c'est bien déroulé, nous n'avons presque pas attendu et nous reprenons le trajet pour finalement arriver à Ho Chi Minh. Nous sommes chanceux, le bus nous débarque à une rue de notre hôtel, donc nous n'avons pas besoin de marchander avec un taxi, nous faisons le trajet à pieds. Nous sommes en plein coeur de la ville, dans un quartier très, très achalandé par les backpackers.

Ho Chi Minh est la métropole du Viet-Nam, il y a plus de 5 millions d'habitants, ouf! ça fait du monde dans les rues mais que dire du trafic, des motos, des motos et encore des motos. Il y a plus de motocyclettes que de voitures. Nous nous étions pratiqués à traverser les rues en Thaïlande et au Cambodge, mais c'était vraiment rien à comparer avec ici. Durant notre voyage, nous avons rencontrés des gens du Québec, qui étaient venus au Viet-Nam et nous avons mis en pratique ce qu'ils nous avaient dit, c'est-à-dire, traverser en gardant toujours le même rythme, ce sont les motos qui passent autour de nous. Ouein, les premières traversées donnent des chaleurs.

Le lendemain de notre arrivée, le 21 février, nous visitons un peu la ville. Nous allons voir le Palais de l'Indépendance et le musée de la guerre. Les photos qui y sont présentées sont saisissantes et touchantes. Ho Chi Minh, encore appelée Saigon par les habitants, est en modernisation. On y voit de nouveaux édifices qui côtoient les anciennes bicoques. En périphérie, il se construit d'immenses tours à logements ainsi que des maisons unifamiliales. Dans le quartier backpackers, on retrouve de nouveaux petits hôtels modernes et très propres. Ho Chi Minh est agréable à visiter, les gens sont très gentils mais on se fait continuellement offrir de nous conduire en moto ou en vélo. Lorsque l'on voit le trafic et les motos qui vont en tous sens, on préfère marcher, encore que les trottoirs ne sont pas réservés exclusivement aux piétons!
Le 22 février, nous partons pour une excursion d'une journée sur le Mékong. Un trajet de deux heures en bus. Nous traversons sur des îles par bateau, nous débarquons sur chacune de ces îles, dégustons des "produits du terroir", banana whisky et de délicieux bonbons au coconut, tout ça fait de façon artisanale. Après l'heure du lunch, pour nous dégourdir un peu, on nous amène faire du vélo. Très belle randonnée, elle nous a permis de voir comment vivent les insulaires de l'île sur laquelle nous avons dîné. Entre autres, le parcours que nous avons fait en vélo n'est pas une route, c'est un sentier qui est utilisé par les gens pour se rendre à leurs maisons. Il mesure environ 1 mètre de large, on doit le partager, devinez avec quoi? Les motos! Ici on voit des gens de tous les âges en moto, de 7 mois à 77 ans. Ah! oui, durant le lunch, le guide nous fait faire connaissance avec un de ses amis. Il est plutôt grand, mince, acrobatique et athlétique, un teint gris foncé et pas du tout jasant. Michel lui a quand même serré la pince quant à moi je me suis contentée de lui caresser un peu le dos.

Notre dernière journée à Ho Chi Minh, on se promène dans un autre secteur de la ville, on prend ça un peu plus relaxe et nous nous préparons pour notre départ à l'Île de Phu Quoc, située au sud du Viet-Nam. Nous allons prendre un peu de soleil et faire de la plage.


vendredi 15 février 2008

Cambodge - Siem Reap - Battambang - Phnom Penh

Nous avons quitté Bangkok, le 12 février, en mini-bus pour nous rendre à la frontière du Cambodge. Encore une fois, nous sommes tombé sur un fou du volant. Mais le monsieur c'est fait remettre à sa place par l'un des passagers qui était avec ses 2 petites filles de six ans dans le premier siège avant. Il s'est donc tenu assez tranquille jusqu'à la frontière. Parlons-en de la frontière. Tout d'abord, on s'arrête un peu avant la frontière pour permettre aux gens qui n'ont pas leur visa de s'en procurer un. Le visa leur coûte le même prix que le nôtre à savoir 1100 Baths au lieu de 650, eux aussi ils se sont faits avoir. On profite de l'endroit pour dîner. Un arrêt prévu de 30 minutes qui a duré près de 1h30. Un type, nous dit qu'il nous accompagne pour passer la frontière, il est Cambodgien et c'est son travail d'escorter les gens. Avant de franchir la frontière thaïlandaise, il nous dit de retirer de l'argent thaïlandais au guichet automatique afin de changer cet argent en cambodgien une fois passé la frontière car semble-t-il, il n'y a pas de guichets au Cambodge. On change une petite somme et il insiste pour que nous en changions plus, on ne marche pas dans sa combine. Après un petit calcul, on constate qu'il prend 33% de commission, méchante arnaque! On nous indique d'attendre le bus dans un local. On finit par prendre le bus pour Siem Reap après deux heures d'attente et cela grâce au fait que nous avons poussé nos bagages dans le bus sinon, on aurait attendu probablement plus longtemps. On finit par partir vers 15h00, quel cauchemar, la route est en terre battue et complètement en construction. On dirait qu'elle a subi un bombardement et c'est une route nationale. Le paysage n'est pas très beau, c'est désertique et très pauvre. On finit par atteindre Siem Reap à 20h30, on a parcouru 142 km en tout! On laisse la route de terre pour entrer à Siem Reap, on a l'impression d'arriver dans un autre monde, routes pavées et éclairées, hôtels de luxe, restos, grosses voitures, vraiment incroyable de voir un tel contraste. À Siem Reap, autre petite arnaque, le bus dépose tout le monde à un hôtel dont il reçoit une commission pour chaque client. Par chance, nous avions une réservation dans un autre hôtel et ils ont tout de même accepté d'aller nous y déposer. WOW, on est tombé sur un super bel hôtel avec une chambre très confortable, notre moral en avait besoin après s'être fait brassés dans le bus. Méchante journée!



En ce qui concerne les guichets automatiques, il y en a partout au Cambodge, on obtient de l'argent américain qui est ici plus utilisé que la devise nationale.

ANGKOR

L'attrait principal du Cambodge sont les temples de Angkor qui ont été construits entre le 9e et 12e siècle. Angkor est une citée composée de plusieurs temples très différents les uns des autres et très impressionnants. Nous avons visité huit des principaux temples et nous avons surtout été éblouis par les temples Angkor Thom et Ta Promh. Vous pourrez constater par vous même en regardant les photos. Pour visiter les temples, nous avons bénéficié des services d'un jeune Cambodgien de 20 ans qui parle très bien français et conduit très prudemment son tuk-tuk. Voici son courriel si vous avez besoin de ses services PoyPhoeurt@yahoo.com

SIEM REAP à BATTAMBANG

Nous avons décidé de faire une petite excursion en bateau afin de voir comment vivent les gens qui demeurent en bordure du lac Tonle Sap et sur la rivière qui mène à Battambang. Cette excursion devait durer environ 6 à 7 heures car nous sommes dans la saison sèche et le niveau d'eau de la rivière est très bas. Ça nous a pris 11 heures, assis sur un petit banc de bois dans un bateau surchargé, qui tange de tout côté. Sur le lac, le jeune homme qui conduisait le bateau semblait avoir perdu son chemin, nous avons fait un arrêt accroché à un filet de pêche pendant qu'il montait sur le toit du bateau pour essayer de trouver l'entrée de la rivière. Heureusement, un passager qui vivait dans un des villages de pêcheurs, connaissait la façon d'atteindre le bon chenail afin d'arriver à la rivière. Nous avions l'air de touristes dans un Boat People. Sur le lac, la vague était tellement forte, qu'elle embarquait presque dans le bateau, nous on ne savait pas ce qui se passait, eux ne parlaient que le Khmer et ils semblaient inquiets. Pas très rassurant pour nous et oubliez la sécurité, aucune ceinture de sauvetage, mais au moins le pilote avait un cellulaire!!! On finit pas rejoindre la rivière, là c'est vraiment beau, on croise des villages de pêcheurs, les gens demeurent dans des maisons flottantes et vivent bien entendu de la pêche. Plus on remonte la rivière vers Battambang, moins c'est beau et moins il y a d'eau. On s'est même échoué et les deux gars ont sauté à l'eau et forcé comme des déchaînés pour remettre le bateau à flot. L'eau est très sale, les gens jettent leurs déchets dans l'eau ainsi que leurs défections. Mais ils se baignent dans l'eau et s'y brossent même les dents ! Ils sont mieux immunisés que nous. Nos photos vous permettront d'apprécier cette petite excursion à faire uniquement lorsque le niveau de l'eau est élevé. Quant à la ville de Battambang, un dodo et c'est assez!






Phnom Penh

On a repris un bus pour faire le trajet de Battambang à Phnom Penh, on avait entendu dire que la route était bonne, en effet, elle est pavée et en bonne condition. Le trajet a pris 6 heures comme prévu, on voit principalement des champs de culture et quelques villages. Phnom Penh n'est pas une très belle ville, elle a été considérablement détruite durant la guerre civile. On y retrouve beaucoup de gens extrêmement pauvres qui mendient dans les rues ainsi que les nouveaux riches du Cambodge. On voit ici plus de 4x4 Lexus (Rs300 et LX470) que dans tous les autres endroits que nous avons visité en Asie. En parlant de richesse, nous avons visité le Palais Royal de Phnom Penh. C'est la résidence du Roi du Cambodge, inutile de vous dire comment c'est somptueux, et quel contraste avec ce qui se passe à l'extérieur de cette enceinte. À moins de cinq cents mètres de là, les gens vivent dans la rue et mendient pour se nourrir. Jusqu'à maintenant, le Cambodge est le pays le plus pauvre que nous ayions visité; c'est difficile d'être insensible.

Thaïlande - Petit bilan

Nous sommes restés plus longtemps que prévu en Thaïlande, parce que le pays nous a beaucoup plu. La beauté des plages, la température chaude, l'eau turquoise et limpide. Nous avons même failli rester encore plus longtemps à Koh Lanta.
Parmi les choses particulières, c'est de voir des familles de 2 ou 3 enfants installés avec leurs parents sur une petite moto. Certains sont debouts, d'autres assis dans le panier avant, d'autres accrochés à leurs parents et tout ça sans casque. Aussi, on s'est beaucoup amélioré dans la traversée des rues au travers du trafic des motos, voitures et autobus. On se prépare pour affronter les rues du Viet-Nam, ça c'est pour bientôt.

Ce que nous avons aimé :
  • les superbes plages de la mer d'Andaman et notre excursion dans les îles.
  • l'architecture et la beauté des innombrables temples.
  • l'accueil chaleureux des gens, leur politesse et leur respect envers autrui, leur sourire lorsque nous les saluions dans leur langue.
  • l'excellente nourriture Thaï, parfois très épicée et surtout peu dispendieuse.
  • la bonne condition des routes.
  • les transports aériens domestiques à bas prix.

Ce que nous avons moins aimé :

  • l'imprudence des conducteurs.
  • les motos sur les trottoirs.
  • le mauvais état des trottoirs.
  • l'absence de transports en commun entre les villes, en tout cas, nous avons cherché et nous n'avons pas trouvé.
  • les arnaques à Bangkok.
  • la pollution et les déchets.
  • le service dans les restaurants, il faudrait avoir fait notre choix de repas avant de s'asseoir, les serveurs attendent plantés devant la table après nous avoir remis le menu.
  • les plats qui ne sont pas servis en même temps, donc bien souvent on mange l'un après l'autre.
  • la prostitution, malheureusement, on en a vu de toutes sortes...

Ah oui, pour les personnes allergiques aux oeufs, arachides, poissons et fruits de mer, oubliez la Thaïlande car on retrouve ces aliments dans nombreux plats.

mercredi 13 février 2008

Thaïlande - Bangkok et Rivière Kwai

Nous avions prévu nous rendre au Laos de Chiang Mai, ensuite au Viet-Nam et terminer par le Cambodge. On a été contraint de modifier nos plans car il nous faut un visa pour entrer au Viet-Nam et tous les services gouvernementaux sont fermés jusqu'au 13 février en raison du congé du Nouvel An lunaire. Nous avons donc décidé d'aller passer quelques jours à Bangkok, ensuite nous irons au Cambodge et nous terminerons par le Viet-Nam. Nous laissons tomber le Laos, ce sera peut-être pour une prochaine fois.

Bangkok

Nous sommes arrivés à l'aéroport situé à 30 km du centre ville mais déjà à cette distance on a l'impression d'être en pleine ville tellement il y a de la circulation. Nous prenons un bus qui nous conduit dans le secteur de notre hôtel. Plus nous approchons du centre ville (quartier Silom), plus il y a de trafic et de pollution. Le bus nous laisse sur une artère principale et on doit marcher au moins 1 km, avec notre sac à dos afin de trouver notre hôtel. Il fait une chaleur humide et la direction qu'on nous donne n'est pas très inspirante, les bâtiments sont délabrés, c'est sale et les gens ont l'air plutôt louches. Finalement, on y arrive et franchement, l'hôtel a bien de l'allure, le quartier par contre, beaucoup moins.

Le lendemain, nous partons à la découverte de la ville, premier objectif, l'ambassade du Cambodge car il nous faut aussi un visa pour ce pays et ensuite celle du Viet-Nam. Le taxi nous dépose près de l'ambassade du Cambodge, pas de veine l'ambassade est déménagé depuis peu à l'autre bout de la ville, au moins une heure de distance en taxi. On décide d'attendre à Lundi pour nous y rendre. Nous sommes à environ 1 km de distance de l'ambassade du Viet-Nam, on part à pieds, bien entendu, elle est fermée jusqu'au 12 février et on quitte Bangkok le 12 au matin pour le Cambodge, on s'organisera pour obtenir notre visa pour le Viet-Nam une fois rendu au Cambodge. Nous continuons notre marche vers le quartier des centres d'achats, y paraît que c'est la place!

C'est fou le monde, il y a plus d'habitants à Bangkok (plus de 8 millions) que dans tout le Québec. Vous pouvez imaginer la circulation et le smog. Il y a tellement de trafic, des bouchons partout, la conduite est extrême. Les Thaï deviennent fous dès qu'ils tiennent un volant dans leurs mains. Il faut faire attention aux motos qui arrivent de tous côtés et même sur les trottoirs pour éviter le trafic. Les piétons n'ont pas priorité ici.

Les centres d'achats c'est bien beau mais encore faut-il avoir quelque chose à acheter. Mais c'est vrai qu'ils sont immenses, très modernes et pleins de monde. On s'offre une petite balade en SkyTrain pour revenir dans le quartier de notre hôtel. Le SkyTrain est très efficace et il offre une vue assez particulière des rues et des buildings. Par contre, on a l'impression d'entrer dans un frigidaire tellement la climatisation est forte. Ça et le smog, deux ingrédients essentiels à la sinusite!!!

Samedi, on se promène aux alentours et on réserve une excursion d'une journée sur la Rivière Kwai.




Rivière Kwai

Le mini-bus (ah non!) nous prend à notre hôtel vers 7h30 pour nous conduire dans le secteur du pont de la rivière Kwai, environ 2h30 de route. On a tous entendu parler du bombardement du pont de la rivière Kwai pendant la seconde guère mondiale. Y parait que c'est un "must" à voir.

On finit par recueillir tout le monde et on part. Le chauffeur n'a pas l'air d'avoir plus de 16 ans et il conduit le mini-bus comme une motocyclette. Dépassement sur l'accotement, dans les courbes, dans les côtes, passe au travers des stations d'essence pour éviter les lumières de rues, il va nous tuer le con. On finit par atteindre la ville où sont enterrés les soldats faits prisonniers par les Japonais (plus de 100000) qui sont morts lors de la construction du chemin de fer et du pont de la rivière Kwai. Il y a beaucoup d'Australiens, Hollandais et autres nationalités dont deux Canadiens. On repart pour nous rendre au musée, ouin, si on peut appeler cela un musée. De là, on a le choix de reprendre le min-bus pour se rendre au pont ou un bateau à longue queue et passer par la rivière. On choisit le bateau, on est tout de même sur la rivière Kwai, on va au moins profiter du coup d'oeil. C'est vrai que le paysage est superbe mais à la vitesse que va le bateau, le paysage passe trop vite. Imaginez un bateau de 30 pieds de long et 6 de large avec un moteur de voiture (4 cylindres) qui flotte à 90 km/heure!


On arrive au pont, les Américains l'ont bombardé en 1943! Depuis, il a été reconstruit, plus aucun vestige de l'ancien. On va faire comme les autres et traverser sur le nouveau pont en acier. On repart ensuite pour aller faire une balade de 30 minutes en train. Le train doit parcourir la rivière et il paraît que c'est de toute beauté. Ouin, sur les 30 minutes, on a parcouru la rivière sur environ 3 km, le reste du parcours se fait dans les champs. Assez ordinaire. Après le dîner, le guide nous entraîne dans une ferme qui font des balades à dos d'éléphants, pas chanceux le gars, personne n'est intéressé. On repart pour le temple des tigres car deux personnes dans le mini-bus ont acheté des billets pour ce temple. Les autres n'ont qu'à attendre! Et bien on a attendu pendant une heure, pas fort. C'est maintenant l'heure de retourner à Bangkok, c'est encore pire que le matin, le "flo" au volant est réveillé et il doit avoir hâte d'aller voir sa blonde. Tout le monde se demande si on va arriver en vie, mais oui malgré tout, et on nous dépose à une fabrique de bijoux dans laquelle on nous oblige à entrer car le guide reçoit une comission pour chaque client. Le supposé "must" de la rivière Kwai, on va oublier ça, un bel attrape touriste et l'arnaque de la fabrique de bijoux, c'est vraiment "cheap", mais c'est Bangkok.

Bangkok (suite)

Lundi matin, première destination, l'ambassage du Cambodge. On nous a indiqué comment nous y rendre en métro. À la sortie du métro, on prend un taxi pour la balance de la route à faire. Le chauffeur nous demande 100 Baths, on lui indique de mettre son compteur en marche, il n'est pas d'accord. On lui fait comprendre que nous allons prendre un autre taxi, il accepte de mettre le compteur mais il n'est pas de bonne humeur. On arrive à l'ambassade après un petit détour (fallait s'y attendre) et ça nous coûte 60 Baths. C'est ça Bangkok. On fait faire nos visas, on nous charge 1100 Baths chaque (35$ US). Si on avait payé en US, ils nous auraient coûtés 25$ US pour le service 1 heure, qui prend 5 minutes à faire. Mais le vrai prix c'est 20$ US. Même l'ambassade fourre le monde, c'est ça Bangkok. Mais au moins nous aurons la paix pour entrer au Cambodge.

Pour terminer notre dernière journée à Bangkok, nous allons visiter les temples du centre-ville. On marche environ 5 km pour se rendre au temple Wat Phra Chetuphon, une heure et demi de marche dans le trafic et le smog. En plus, on traverse China Town en pleine festivité du nouvel an. Le temple est superbe, il est immense et plein de richesse. C'est le plus vieux et le plus grand de Bangkok, construit au 16e siècle. On marche au moins une heure dans ce majestueux temple qui contient le plus gros Bouddha couché, très impressionnant. Ensuite, on se dirige vers le temple Wat Pra Kaeo et le Grand Palace, il contient un immense Bouddha de jade. Ah non, les portes ferment à 15h30 et il est 15h45. Pas de chance, ce sera pour une prochain voyage à Bangkok. On prend un bus de la ville pour retourner à l'hôtel. Il y a tellement de trafic que ça nous a pris 1 heure pour faire les 5 km. C'est excellent pour les sinus!!! C'est aussi ça Bangkok.

Mardi matin, nous quittons pour le Cambodge, en mini-bus....devinez la suite. On vous en reparle bientôt.

mercredi 6 février 2008

Thaïlande - Chiang Mai

Après s'être prélassé sur les belles plages de Koh Lanta, nous décidons de poursuivre vers le nord à Chiang Mai, la ville aux multiples temples, on y dénombre plus de 300 temples, dont le plus vieux construit en 1345! Nous quittons donc Koh Lanta en minivan avec 10 autres personnes, nous avons la chance de devoir nous assoeir sur la banquette avant avec le "jeune" conducteur et nos sacs à dos sur le toit. Yé, on va voir la conduite thaïlandaise en première ligne! Déception, le chauffeur est prudent et pas trop pressé, donc pas de sensations fortes. On arrive à l'aéroport après deux heures de route, notre vol est retardé de deux heures, on aurait pû dormir plus longtemps, par contre, nous avons une correspondance à Bangkok et avec le retard, nous allons le manquer. Mais non, Air Asia retarde le vol Bangkok-Chiang Mai pour qu'on puisse le prendre. On nous appose un auto-collant avec la mention "Guest" afin que nous soyons les premiers à débarquer de l'avion afin de prendre notre correspondance. On annonce notre départ, on fait la file avec les gens pour embarquer dans l'avion à Krabi. On entend une annonce mais comme l'anglais n'est pas très clair, on ne comprend pas que ce sont nos noms qu'ils annoncent et ils nous cherchent afin que l'on embarque dans les premiers sièges de l'avion. Linda va vérifier au comptoir, l'hôtesse est en panique, elle nous cherchait et nous indique de courir prendre l'avion. On part à la course et on rejoint les autres "Guest" pour embarquer dans l'avion et permettre aux autres voyageurs d'y monter également. On a bien ri. Arrivés à Bangkok, c'est la course pour aller prendre notre correspondance. On doit se rendre au comptoir des billets afin de les obtenir et laisser nos bagages pour ensuite retourner près de notre porte d'arrivée pour prendre le vol pour Chiang Mai. C'est grand l'aéroport de Bangkok, juste pour vous dire, les comptoirs des billets sont situés au 4e étage! Ouf! on part pour Chiang Mai. Longue journée.

Chiang Mai est l'ancienne capitale de la Thaïlande donc pas besoin de mentionner qu'il y a beaucoup de monde et de circulation! En plus des nombreux temples, elle est renommée pour son artisanat et ses manufactures (vêtements, parapluies, bijoux, etc). On se fait souvent offrir de nous confectionner de beaux vêtements, à croire qu'on est mal habillés....Il semblerait que c'est l'endroit le moins dispendieux en Thaïlande. On se voit en habit et robe de bal pour continuer notre voyage!


.... Et les temples...il y en a un pis un autre, c'est comme la mayonnaise, quand il y en a trop ça tombe sur le coeur. Mais il faut dire qu'il y en a de très beaux, on s'est même fait inviter à la prière lors d'une visite. La demoiselle était jolie et Michel a succombé, il est entré, s'est installé à côté de la jeune fille et s'est mis à prier le derrière en l'air. Méchant Bouddha! Linda a été obligée d'entrer et faire signe à Michel de sortir de là....À chaque temple, nous faisons une petite prière pour vous tous...


Nous avons fait une petite excursion en montagne au nord de la ville pour visiter le petit village typique de Doi Puil et le temple Wat Doi Suthep qui surplombe Chiang Mai. Les gens du village sont d'origine chinoise, ils vivent du tourisme et de l'artisanat. Ils cultivent encore l'opium qui sert, semble-t-il, à la médication ! Le temple de Doi Suthep (306 marches à monter) est très beau et nous avons une magnifique vue sur la ville. On en a profité pour faire le petit rituel, c'est-à-dire faire le tour de gauche à droite du temple avec des fleurs et de l'encens dans les mains pour ensuite déposer le tout au pied du Bouddha. On va sûrement être exaucés.
En après-midi, nous partons visiter les manufactures de soie, parapluies, jade et laque au sud de la ville. Ouf ! les belles choses, heureusement que l'on n'a pas de place dans nos bagages car ça aurait coûté cher.

On retrouve plusieurs marchés (style marché au puces) installés dans les rues. Le Sunday Market de 16h00 à minuit, et tous les autres soirs, le Night Bazaar, du coucher du soleil à minuit. C'est l'activité la plus populaire, y'a du monde en titi!
Fait cocasse, nous avons rencontré un éléphant dans la rue, en plein trafic, lors de notre retour à pieds vers l'hôtel. Comme c'était le soir, il avait une lumière rouge attachée à sa queue...sûrement pour le reculons mais on ne sait pas s'il fait bip bip en reculant!

Chiang Mai est agréable à visiter, beaucoup de touristes de toutes nationalités (Français, Américains, Allemands, Suédois, ..), si ce n'était du décor, on pourrait se penser en Europe.

Nous avions prévu nous rendre directement au Viet-Nam après notre séjour à Chiang Mai sauf que nous avions oublié qu'il faut un visa d'entrée et comme c'est le nouvel an (Tet), le bureaux sont fermés pour une semaine. Nous devons changer notre itinéraire. On part pour Bangkok où nous resterons quelques jours afin d'obtenir nos visas pour le Cambodge et le Viet-Nam. À bientôt.

lundi 4 février 2008

Thaïlande - Koh Lanta

Quelques lignes sur Koh Lanta. Petite île située à 2 heures et demi de route de Krabi, qui se trouve sur la mer d'Andaman. Cette île est moins achalandée par les touristes bien qu'on y retrouve de nombreux petits hôtels et pensions. Les plages sont très très belles et on peut même dénicher des coins plus tranquilles pour un petit bronzage intégral. L'eau d'une couleur turquoise, est chaude et d'une limpidité incroyable. On a passé plusieurs heures à la baignade. Par contre, le sable est terriblement chaud bien qu'il soit assez blanc. Il fallait courir pour se rendre à l'eau tellement il nous brûlait les pieds.

Koh Lanta est l'endroit idéal pour manger de bons fruits de mer. On s'est régalés d'autant plus qu'ils ne sont pas dispendieux, de 3.00$ à 5.00$ l'assiette. Le soir, tout au long de la plage où nous étions, on retrouve de nombreux restos et bars, tous plus illuminés les uns que les autres. On a même eu droit à quelques petits feux d'artifices.

Pour mieux visiter l'île, nous avons loué un scooter pour 2 1/2 jours, une folle dépense de 15.00$. Mais cela nous a permis de dénicher des petites plages encore plus tranquilles et de voir comment les insulaires vivent.

Bref, l'endroit idéal pour prendre un bain de soleil et nous reposer! Nous y serions restés une semaine de plus. Pour les personnes désireuses de se rendre en Thaïlande, Koh Lanta est à considérer plutôt que Phuket, qui semble-t-il est rendue beaucoup trop achalandée et trop touristique.